J’accorde

Le blog

 

Des habits neufs pour le microsite

Gros coup de jeune pour le microsite de présentation de J’accorde dont l’ancienne version commençait à dater. L’information sur l’app a été mise à jour et est présentée de manière plus directe et logique.

Nous avons aussi ajouté une page où vous pouvez faire une estimation du coût d’abonnement pour votre classe, votre école ou votre commission scolaire.

Autres ajouts : une foire aux questions (envoyez-nous les vôtres, nous les rajouterons !) et le retour du blog que vous lisez en ce moment. Une nouvelle section précise aussi notre engagement en termes de confidentialité de vos données et une autre les conditions d’utilisation de l’application.

Cette remise-à-niveau vous inspire-t-elle ? Voyez-vous quelque chose que nous avons oublié ou que nous devrions modifier ? Faites-nous part de vos observations et de vos commentaires en écrivant à antoine@jaccorde.com.

Publié le jeudi 8 mars 2018


Nouveautés : Export, filtre et reprises

Bonne année 2018 et joyeuse rentrée des classes ! Qu’il soit baigné de soleil, noyé sous la pluie ou couvert de neige, que votre retour à l’école soit un moment de bonheur et de retrouvailles, ainsi que l’occasion de commencer à réaliser vos projets pour les douze mois à venir.

Pendant la pause de Noël, nous avons travaillé fort afin de vous proposer trois petites améliorations dans J'accorde qui rendront ce retour en classe plus agréable.

Premièrement, vous pouvez maintenant exporter les résultats d’une mission que vous avez assignée à vos élèves. Un clic sur le bouton « exporter », situé juste au-dessus du tableau des résultats, et vous avez les données toutes prêtes dans un fichier (ou, pour certains navigateurs, dans un nouvel onglet). Plus besoin de tout recopier à la main !

Exporter

Deuxièmement, toujours dans les missions, une colonne comptabilise les reprises. Une reprise est toute nouvelle tentative faite par un élève entre la date de son premier essai (celle qui compte comme résultat « officiel ») et l’échéance de la mission. Ceci peut vous permettre de fixer un seuil de réussite et de voir en un coup d’œil qui a obtenu une note suffisante. Le nombre total de reprises est affiché, accompagné de la meilleure note obtenue, tandis que l’ensemble des résultats est regroupé dans un popup (accessible en cliquant sur le nombre de reprises).

Exporter

Finalement, dans l’historique d’un élève, vous pouvez filtrer l’ensemble de ses résultats par mots-clés :  sujet, catégorie, date, note obtenue, etc. Un outil efficace pour retrouver un exercice précis.

Exporter

Nous avons mille autres ajouts en préparation, mais nul n’est aussi importante que celui qui vous sera immédiatement utile. Aussi, n’hésitez jamais à prendre le clavier pour nous en parler. Au plaisir de vous lire !

Découvrir la nouvelle version

Publié le mardi 9 janvier 2018


Exercices de français par téléphone !

Nous mettons aujourd’hui à l’eau une nouvelle version de notre application web, la plus importante évolution depuis le lancement de la bêta il y a 18 mois. Voilà une excellente occasion de dépoussiérer un peu le blog, quelque peu négligé.

Principale nouveauté, la nouvelle version de l’app web est désormais compatible avec les petits écrans, téléphones intelligents et autres petites tablettes de ce monde. Vos élèves n’ont donc plus besoin d’un ordinateur ou d’une tablette de grande taille pour faire leurs exercices… et vous pouvez consulter leurs résultats en attendant dans la file de l’épicerie !

Nous en avons profité pour réaliser de multiples retouches graphiques sur quasiment tous les écrans, soit par simple souci esthétique, soit dans le but de rendre votre expérience utilisateur plus légère ou plus agréable.

Autre nouveauté attendue, quand un élève valide un exercice que vous lui avez assigné comme mission mais qu’il oublie de cocher la case pour le confirmer, un message viendra l’en avertir et lui permettra de le faire.

Cette version est aussi l’occasion de régler quelques petits bugs, principalement le problème de certains identifiants qui étaient trop longs pour rentrer dans le formulaire et l’impossibilité de se connecter si l’on cochait la case de sauvegarde des données locales.

Toutes ces modifications apportées ont inévitablement fait naître des bugs, plus ou moins petits. Nous avons identifié et réglé la plupart d’entre eux mais il pourrait en rester quelques-uns, surtout dans des coins cachés. Si vous notez quelque chose d’anormal, n’hésitez pas à nous contacter pour nous en faire part !

Et ce n’est pas fini, sur notre lancée, nous vous préparons une kyrielle de nouveautés d’ici la fin de l’année, tant contenus que fonctionnalités. Restez à l’écoute !

Découvrir la nouvelle version !

Publié le dimanche 12 novembre 2017


Première mise à jour de la bêta

Près de deux semaines déjà depuis le lancement de la bêta, l'heure (tardive) d'une première mise à jour !

Au rayon des nouveautés, vous y trouverez les règles d'accord des participes passés (les premières à être interactives), un nouveau type d'exercices (trouver le participe passé, le sujet ou le complément direct d'une phrase, dans la section « participes passés ») et plusieurs améliorations mineures apportées suite à vos premiers commentaires. À ce sujet, n'hésitez pas à nous en envoyer d'autres, ils sont super !

Vous voulez explorer la bêta de J'accorde ? N'hésitez à demander votre accès, c'est totalement gratuit !

En route pour la bêta !

Publié le jeudi 31 mars 2016


Ça y est, la bêta est lancée !

Un jour nouveau se lève sur la grammaire

Beaucoup d'heures de travail, des nuits sans sommeil et quelques cheveux gris en plus, voici la bêta de J'accorde qui débarque enfin sur vos écrans !

Pour la tester c'est ici : beta.jaccorde.com

Feuille de route

Liste non exhaustive des principaux points…

  • Ajouterun nouveau type d'exercice : Entrer une réponse / répondre à une question.
  • Intégrer le reste des exercices de l'ensemble des sujets déjà disponibles.
  • Terminer la préparation des règles (participes passés et homophones) + ajouter le lien depuis les exercices correspondants.
  • Ajouter une option de rétroaction individuelle pour chaque question.
  • Ajouter le module de découverte des règles.
  • Choisir son avatar.
  • Ajouter la meilleure note obtenue pour chaque exercice dans la bibliothèque.
  • Extraire et exporter les résultats (PDF, autres formats).
  • Mémoriser et restaurer le dernier profil utilisé.
  • Modifier la limite actuelle de 4 profils.
  • Sauvegarde et synchronisation des données personnelles en ligne.
  • Animer davantage la fin des exercices.
  • Revoir « ma progression » pour améliorer la dimension motivation de l'élève
  • Communication avec les plateformes de gestion de classe

À noter que cette liste n'est ni exhaustive ni ordonnée et que vous êtes invités à nous transmettre vos suggestions (antoine@jaccorde.com). Vous pouvez aussi influencer l'ordre de la liste en nous indiquant ce qui vous serait le plus directement utile !

Publié le jeudi 17 mars 2016


J'accorde + ChallengeU = ❤

Aujourd'hui est une de ces chouettes journées où nous avons une bonne nouvelle à partager avec vous !

J'accorde se rapproche de ChallengeU

Depuis lundi, nous sommes très heureux de vous proposer J'accorde pour ChallengeU, une gamme d'exercices et de fiches théoriques de grammaire française couvrant l’ensemble des notions du programme officiel pour le troisième cycle du primaire et le premier cycle du secondaire, disponible sur le portail ChallengeU.

Comme pour l'application, vous retrouverez dans les cahiers de J'accorde pour ChallengeU le même souci de vous proposer beaucoup, beaucoup d’exercices, des règles simples et claires, des trucs et astuces ainsi que tout ce qui peut accompagner et soutenir l'apprentissage de notions parfois difficiles, y compris la petite touche d'humour des Gugusses.

Essaimer notre créativité sur ChallengeU nous permet aussi de vous proposer des nouveautés comme des vidéos explicatives ou des types d'exercices originaux. Nous espérons qu'elles vous seront utiles !

« Rome ne s'est pas faite en un jour »

Aux contenus déjà mis en ligne, proposés en abonnement par classe, viendront s'en ajouter d'autres au fil des prochaines semaines. Ils seront aussi progressivement rendus disponibles sur l'application (notamment pour les utilisateurs individuels).

Calendrier de parution des prochains contenus de J'accorde pour ChallengeU.

Nous sommes aussi toujours à l'écoute de vos suggestions. Si vous souhaiteriez disposer d'un contenu particulier, n'hésitez pas à nous en parler par courriel à antoine@jaccorde.com ou sur Twitter à @jaccorde.

 

Découvrir J'accorde pour ChallengeU

À bientôt,

Sophie, Antoine & les Gugusses

Publié le lundi 5 octobre 2015


Retour au sommet

La semaine passée, j’ai testé quelque chose de nouveau pour J’accorde : prendre part à un sommet, celui des technologies en éducation, à Montréal. Idée à la fois électrisante et un brin angoissante que de rencontrer une telle concentration d’utilisateurs et d’experts - et souvent les deux - des TICE. Je me suis senti tout petit en arrivant jeudi matin...

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Les échos de l’édition précédente me faisait un peu craindre d’être pris à écouter des exposés super pointus de chercheurs très calés, certes, mais éprouvant les pires difficultés à formuler des phrases avec des mots de moins de huit syllabes. Disons-le d’entrée de jeu : Oui, j’en ai vus. Ou plutôt : Oui, j’en ai entendus ! Mon dictionnaire en ligne en chauffe encore. Je ne suis donc pas uniquement victime de mes préjugés.

Mais j’ai surtout rencontré quantité de pédagogues, d’enseignants, de chercheurs et d’autres passionnés venus pour échanger sur le thème de l’éducation. Et c’est bien là que ce sommet m’a frappé : dépassé le stade où on s’ébahissait de la technologie, terminé le temps où on « faisait de la techno pour faire de la techno », nous sommes entrés de plein pied dans l’âge où l’on réfléchit à l’utilisation efficace et intelligente de la technologie, à l’intérieur de la classe comme à l’extérieur de celle-ci.

Plusieurs intervenants, incluant un panel d’élèves, ont exposé les avantages et les inconvénients de l’usage des tablettes en classe. Un constat très intéressant - et assez uniforme que l’on soit prof ou élève - s’est imposé à mes yeux : le rapport à la tablette évolue considérablement entre la première année d’utilisation et la deuxième. Pas tellement qu’il se banalise, mais plutôt qu’il gagne en maturité, ce qui fait que l’usage évolue. Ceci n’est pas tellement étonnant du côté des enseignants qui sont souvent des personnes innovatrices par nature (ou par contrainte) et qui sont habitués à repousser les limites des outils dont ils disposent. Ce l’est peut-être davantage du côté des élèves et ce constat a quelque chose de rassurant puisque cela semble indiquer - restons prudents - que ce n’est pas tant l’outil qui est source de distraction que sa nouveauté. De quoi peut-être calmer les angoisses des plus pessimistes quant à l’avenir de l’éducation. Après tout, qui s’énerve encore le poil des bras en voyant du papier et des stylos ? Pourtant, il fut une époque… Alors, vivement la première génération d’élèves nourris aux tablettes dès le berceau ? Affaire à suivre.

Avant de toucher un mot des constats « purement » technologiques (qui sont quand même ceux que je maîtrise le mieux), un crochet par deux exposés qui ont révélé tout le potentiel des tablettes comme outils de réussite, scolaire évidemment mais aussi bien au-delà.

Coup de chapeau d’abord à Thierry Chabot qui a ludifié sa classe de français comme ce n’est pas permis ! En l’entendant expliquer comment il a repris les principes de progression de Super Mario pour rendre son cours plus captivant et stimuler la réussite de ses élèves, je me suis pris à rêver d’avoir vingt ans de moins. Pour citer Leonard Cohen, I have seen the future, brother: it is exciting!

Coup de coeur ensuite à Florian Colombat qui est enseignant d’éducation physique à l’Académie de Grenoble, en France. Confronté au défi d’inclure dans son cours deux élèves atteints de myopathie, il a imaginé et mis en œuvre une stratégie basée sur l’utilisation des tablettes : d’éléments extérieurs, les deux élèves sont progressivement devenus assistants de cours, arbitres, conseillers techniques, athlètes (vivement la sarbacane comme discipline olympique !) puis finalement partie prenante du groupe d’élèves réguliers dans le cadre d’un exercice de danse contemporaine. L’impact de la tablette a été multiple : en leur confiant cet objet fragile et coûteux, cela a valorisé les élèves aux yeux du groupe ; sa légèreté et sa convivialité ont permis de surmonter en partie le handicap ; enfin, sa polyvalence a multiplié l’efficacité des deux élèves dans leur tâche d’arbitrage et de conseil. Florian est tellement passionné par sa cause qu'il n'a pas hésité à payer de sa poche son billet d'avion pour Montréal pour venir partager son histoire. Si quelqu’un à l’Éducation nationale lit ces lignes, sachez que vous avez une perle cachée dans vos rangs.

Finissons par quelques mots sur la technologie. Si l’usage des outils fait par le corps enseignant est brillant, inventif et par instants génial - on vient de le lire - il me semble qu’on est encore loin du compte pour ce qui est de l’exploitation du potentiel de la technologie elle-même où il reste des croûtes à manger. C’est même franchement décevant de voir le manque d’imagination et d’audace de ceux qui proposent le matériel, supports physique et pédagogique. On se dit qu’on n’est nulle part quand on voit que ce qu’on a de mieux à proposer c’est un Adobe Acrobat vaguement survitaminé ou un site Web travesti en web app. Franchement, j’ai un peu honte… Ce n’est pas avec ça qu’on va arriver à aider les enseignants à trouver du temps individuel pour leurs élèves.

Cela dit, tirer sur le pianiste n’a jamais résolu le problème. Posons-nous plutôt la question du pourquoi de ce manque d’audace. Au premier coup d’œil, je vois quatre chaînes qui brident la créativité : le carcan hyper rigide des fabricants de tablettes, un certain conservatisme du milieu (incluant éditeurs et responsables pédagogiques, mais ceci n’est pas l’apanage de l’éducation), la difficulté de viabiliser financièrement le développement de contenus novateurs (sujet qui mériterait un billet à lui seul) et l’évolution des mentalités qui ne se fait pas du jour au lendemain. Sur ce dernier point, à voir comme les choses ont évolué en un an du côté des enseignants et des pédagogues, peut-être y a-t-il lieu d’être optimiste pour l’avenir... Début de réponse en 2015 ?

Publié le mardi 6 mai 2014


Indiegogo, un an plus tard...

J'accorde a été lancé de façon très spontanée suite à la frustration de Sophie face à l'absence totale (ou presque) de matériel pertinent sur iPad pour ses élèves de français (première secondaire). D'abord très artisanal, le projet a pris de l'ampleur pour devenir une vraie app, disponible sur l'App Store.

En février 2013, nous avions presque terminé de développer J'accorde. Mais comme bien des projets, l'ensemble des fonds disponibles [1] avait été englouti dans le développement et nous faisions face à deux défis :

1) Comment éponger une partie des coûts de développement, sensiblement plus élevés que ce que nous avions prévu (les inévitables aléas de la sous-traitance [2]) ?

2) Comment faire connaître J'accorde et réussir son lancement, avec un budget très faible (cf. point précédent) ?

La réponse à ces deux questions allait venir de façon inattendue, au détour d'une conversation. Un ami à qui je demandais conseil sur le point du lancement me dit : "As-tu envisagé de faire une campagne de financement participatif ? Tu règlerais tes deux problèmes d'un seul coup". Une idée était née.

Disons-le d'entrée de jeu, je ne mesurais pas l'ampleur de la tâche. À l'époque, je n'y connaissais pas grand chose en financement participatif. Très naïvement, j'imaginais préparer ma page de campagne, envoyer quelques courriels, mettre un avis sur mon mur Facebook et voir ce qui allait se passer, quelque part entre la frénésie et l'indifférence. Dans les faits, mener une campagne implique bien plus que ça, pour le meilleur et pour le pire.

Le "pire"

La préparation. La réussite d'une campagne de financement participatif, ça se joue souvent dans la préparation. Et nous avons commencé la nôtre beaucoup trop tard, à peine quelques semaines à l'avance. Clairement insuffisant ! Idéalement, c'est en mois qu'il aurait fallu compter. Mais l'idée nous était venue sur le tard dans le développement du projet et, avec d'autres contraintes de calendrier à gérer, il n'était pas vraiment possible d'attendre davantage. On ferait donc avec.

L'absence de communauté. Autre condition essentielle à la réussite d'une campagne, arriver à mobiliser sa communauté et à créer "le buzz" autour du projet pour que les premières heures de la campagne soient frénétiques. Après, tout est plus facile. Ouais... Sauf que de communauté, nous n'en avions pas. Zéro. Rien. Donc, vite, vite, en panique, nous avons créé une page Facebook et un compte Twitter pour J'accorde ainsi qu'un mini site de présentation.

La vidéo de présentation. Les chances de réussite d'une campagne montent en flèche dès qu'elle dispose d'une telle vidéo. Et, pour bien faire, elle doit montrer les créateurs du projet vantant ses qualités et expliquant pourquoi ils font campagne. Horreur ! Sophie et moi détestons... non... haïssons au-delà de l'imaginable nous faire prendre en photo. Alors, en vidéo !!! Quel supplice ! En y repensant, je crois que la discussion autour de cette vidéo et de la nécessité pour nous d'y figurer a constitué le moment où la campagne est passée le plus près de ne pas se faire. Et que d'imagination dans les concepts nous avons tous deux fait preuve pour éviter de nous retrouver devant la caméra. Finalement, nous avons cédé devant l'évidence et une vidéo a été tournée. C'est peu dire que je déteste m'y voir et m'y entendre mais bon, c'est un peu comme un vaccin, ça fait mal mais c'est pour mon bien...

Le démarchage des proches. Autre domaine où j'excelle, celui de l'aisance à importuner les gens pour leur demander de me rendre un menu service, genre "T'as pas cent balles pour mon app ?". Encore un grand moment de plaisir ! Amis que j'ai dérangés deux fois plutôt qu'une au printemps dernier, acceptez aujourd'hui mes plus humbles excuses si je vous ai agressés dans votre confort quotidien. Alors oui, je sais, moi non plus ça ne me dérange pas de recevoir ce genre de demande quand ça vient d'un ami, mais dieu que je déteste les envoyer ! Et ne me dites pas que ce n'est pas de la charité, je le sais bien... mais je n'aime quand même pas ça.

La plateforme. J'ai depuis lors eu l'occasion de vous rencontrer, j'ai même fait une présentation de ma campagne lors de votre passage à Montréal l'été dernier, mais chers amis d'Indiegogo, que j'ai pu vous maudire pendant les 4 semaines qu'elle a duré ! J'en suis presque gêné. Il faut dire que vous n'avez rien fait pour vous aider. Nous avons volé d'un problème technique improbable à un autre, dès le jour du lancement (il était impossible de faire une contribution si la contrepartie nécessitait une adresse physique car le formulaire refusait de valider le code postal s'il n'était pas américain) et par la suite (de temps à autre et sans logique apparente, le partage sur Facebook par des amis n'indiquait AUCUNE information sur le projet, un lien complètement vide). Et chaque demande d'aide au soutien à la clientèle était un épouvantable chemin de croix pavé de mauvaise compréhension. Bref, pas fort, pas fort...

La communication. Nous avions de l'aide pour mener la campagne. Et heureusement, car sans cela, nous n'aurions pas pu y arriver. Le seul souci que cette aide a causé tient au fait qu'un des membres de l'équipe était définitivement en froid avec les règles de grammaire et d'orthographe et que nous ne l'avons pas su avant qu'il n'envoie les premiers messages de la campagne urbi et orbi, sans relecture préalable de notre part. Rappelons que J'accorde est une application dont le sujet est l'amélioration de la grammaire de ses utilisateurs et basait sa campagne sur le sérieux et la compétence en matière de grammaire française de son équipe. Beau petit moment de panique !

Les contreparties. Nous avons lancé notre campagne sans avoir suffisamment planifié le coût complet de fabrication et d'expédition de nos contreparties. En résumé : Poste Canada n'est pas notre ami et envoyer des tasses aux quatre coins du Canada coûte vraiment cher ! Autre coup dur : J'accorde est une application gratuite avec achat intégré. Apple ne permet pas d'offrir ces achats intégrés. Pour beaucoup de donateurs potentiels, ne pas avoir l'option de précommander l'app les a dissuadés de contribuer. Plusieurs ont préféré attendre la sortie de l'app pour en faire l'achat. Ça n'a sûrement pas aidé à faire décoller la campagne.

Les impondérables. On savait qu'on devrait gérer un petit bébé de six mois pendant la campagne, on ne parlera donc pas ici d'impondérable, même si cela n'a pas été sans conséquence sur l'organisation de l'intendance. Ce qu'en revanche nous n'avions pas planifié, c'était que notre propriétaire nous annoncerait quelques semaines avant le lancement de la campagne qu'il souhaitait reprendre possession de son logement et que donc, nous devions assez rapidement retrouver un nouveau QG pour loger la troupe familiale. Conséquence : le budget de campagne (déjà limité) a été amputé de moitié (déménager, ça coûte cher) et la motivation et la concentration sur la campagne d'une partie de l'équipe en a pris un coup, passant tout à coup en mode "recherche active d'appartement".

Le "meilleur"

La communauté. Si la communauté n'a pas lancé la campagne, la campagne a clairement lancé la communauté. Tous n'ont pas nécessairement contribué financièrement, mais une armée d'enthousiastes s'est manifestée partout au Québec, ailleurs au Canada et même dans d'autres pays (États-Unis, Belgique et France, essentiellement). Si l'objectif de notre campagne était de créer le buzz, il a été atteint. En témoigne le lancement en fanfare de J'accorde sur l'App Store où nous avons eu plus de 2 000 téléchargements lors des trois premiers jours, ce qui nous a propulsé vers les sommets des classements éducatifs dans plusieurs pays. Même Apple nous a remarqués (un peu). Inespéré !

Les fonds récoltés. Au final, une fois déduit l'ensemble des frais, notre campagne ne nous a pas rapportés plus que quelques centaines de dollars (sur un total récolté de 5 100 $). C'est peu, mais c'est mieux que rien. Et cela veut dire que l'objectif de couvrir les frais de lancement a été atteint. Vue la nature du projet et notre manque d'expérience en matière de financement participatif, il était difficile d'espérer mieux.

La communauté (bis). Un an après la campagne, le noyau constitué à cette occasion continue de nous soutenir dans bien des initiatives et ça nous motive incroyablement à chaque fois. Beaucoup de profs, de responsables pédagogiques et de membres de commissions scolaires suivent le développement de l'application et se tiennent au courant. Chaque nouvelle mise à jour bénéficie donc encore des acquits de la campagne. Et nous avons même gagné deux concours grâce à cette incroyable communauté.

La visibilité. Je ne dirais certainement plus la même chose si je devais lancer une campagne aujourd'hui, mais il y a un an, faire une campagne pour lancer J'accorde a aidé à attirer l'attention et a constitué une excellente accroche pour obtenir de la visibilité dans plusieurs médias. Pas sûr que cela aurait été le cas autrement.

Les contreparties. Elles ont été difficiles à faire et coûteuses à expédier mais quel plaisir de porter mon t-shirt "Supergugusse" ou de recevoir la photo d'un donateur buvant son café dans sa tasse exclusive J'accorde !

La surprise. En cours de campagne, nous avons reçu un don de 25 $ d'Intuit, une société de logiciel comptable. Parce qu'ils trouvaient notre projet chouette... et pour en profiter pour nous signaler l'existence de leur concours "petits entrepreneurs, grands rêves". Beau coup marketing de leur part (chapeau pour l'idée) mais, dans notre cas, bingo puisque notre participation à leur concours s'est soldée par une bourse de 1 000 dollars à investir dans le développement de l'application. Si J'accorde est disponible sur les tablettes Android, c'est en partie à Intuit qu'on le doit.

À refaire...

Les contreparties. Selon moi, offrir l'application en contrepartie d'un niveau de contribution (ou de plusieurs) était absolument essentiel et ne pas l'avoir fait nous a terriblement compliqué la tâche. Rétrospectivement, nous aurions dû faire une version limitée "spéciale donateurs", disponible en exclusivité pour la campagne.

La préparation. C'est certain qu'avoir su, on se serait attelés à construire une communauté bien plus tôt dans le projet. Dans un monde idéal, on  aurait aussi lancé la campagne plus tôt dans le développement du projet. Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal et ce deuxième point n'aurait pas été possible pour toute une série de raisons. En revanche, bâtir la communauté et la mobiliser autour du projet et de la campagne plus tôt aurait été possible.

Les contreparties (bis). J'évaluerais mieux le coût de création et d'expédition des contreparties pour ne pas me retrouver à "vendre à perte" certaines contreparties. Je m'assurerais aussi d'essayer de trouver des contreparties plus pertinentes en fonction du produit et du public, pas juste à peu près la même chose que ce qu'offrent toutes les autres campagnes (t-shirts, tasses, etc.). La contrepartie la plus originale de la campagne a sans aucun doute été le paquet de cartes avec exercices d'accord intégrés. Ceux qui ont ce paquet peuvent désormais jouer à la bataille... grammaticale : Il faut la meilleure carte pour gagner, à condition de réussir son accord !

La vidéo. J'engagerais un sosie pour jouer mon rôle ! On dit que Leonardo Di Caprio me ressemble beaucoup (on nous confond souvent dans la rue)...

Le déroulement de la campagne. Nous n'avions pas assez de matériel et de contenus prêts pour des mises à jour régulières qui auraient tenu le public en haleine, un manque de préparation qui a eu un impact sur toute la campagne où nous avons plus souvent été en réaction qu'en anticipation. Les bonnes idées que nous avons eues n'ont souvent pas eu l'effet escompté car nous n'avions pas le temps de bien les mettre en oeuvre, se soldant souvent par un "succès d'estime" mais pas par un "succès populaire".

Conclusion

Sans la campagne, il ne fait à mes yeux aucun doute que le lancement de J'accorde n'aurait pas eu autant de succès. Nous aurions pataugé dans un marketing classique qui nous aurait coûté aussi cher voire plus cher sans apporter les bénéfices tirés de la campagne.

Sur un plan personnel, cela a aussi constitué une expérience assez unique car j'ai été amené à toucher à des domaines dans lesquels j'étais nul (et dans lesquels je le suis encore...). Bref, j'ai dû sortir de ma zone de confort, ce qui est une pratique quasi quotidienne dans le monde "impitoyable" des startups. 

Le mot de la fin ? Mener une campagne de financement participatif, c'est un sprint couru sur la distance d'un marathon. Comme pour tout sports - surtout de fond, on ne se prépare la veille de la compétition.

 

La campagne en chiffres

Montant recueilli Objectif atteint Contributions
5 104 $ 102,08 % 68

 

Nombre de contributions par jour
Contributeurs par pays
Contributions par pays

 

[1] J'accorde a été entièrement financé sur fonds propres, autant dire sur pas grand chose...
[2] En toute transparence, il faut préciser aussi qu'il y a des aspects positifs à travailler avec des sous-traitants.

Publié le samedi 29 mars 2014


Le tour du monde en 80 signatures...

Dans J'accorde, vous pouvez nous envoyer un message directement depuis l'application, en cliquant sur Geronimo, notre gugusse standardiste.

Geronimo, notre standardiste

Nous recevons régulièrement des messages, souvent des demandes d'aide suite à un problème technique (j'y reviendrai dans un prochain billet). Ces message sont très utiles car, avec votre aide et l'information que vous nous fournissez, non seulement nous découvrons des bugs qui avaient échappé à notre vigilance pendant nos tests mais, bien souvent, nous réussissons à les régler et donc à améliorer l'expérience de tous les utilisateurs. C'est donc dire que votre action peut faire une grosse différence.

À l'occasion, nous nous faisons aussi poser des questions sur l'application, par exemple savoir si une fonctionnalité ou un contenu est prévu. Encore là, c'est très utile car cela nous aide à mettre une priorité entre nos options pour les mois à venir.

Et parfois encore, le message est vide, c'est juste un test pour voir ce qui se passe (pour les plus curieux, la réponse est : rien ou presque !). Mais même ces tests sont instructifs. Ils lèvent un coin du voile sur qui utilise J'accorde. Et cela de manière assez originale. Comment cela ? Eh bien, l'iPad ajoute par défaut à vos messages une signature dans la langue dans laquelle votre tablette est configurée. Et donc, vide ou non, quand vous nous envoyez un message, vous nous envoyez aussi la signature en question.

Et ça donne quoi ? La plupart du temps, c'est en français et ça dit "Envoyé de mon iPad". C'est aussi régulièrement en anglais et ça dit "Sent from my iPad". De temps en temps, c'est dans une langue beaucoup plus exotique. À temps perdu (façon de parler), j'en ai dressé une liste vaguement exhaustive. Êtes-vous capable de toutes les reconnaître ?

Надіслано з iPad
Enviado desde mi iPad
Skickat från min iPad
Von meinem iPad gesend
Verstuurd vanaf mijn iPad
Inviato da iPad
Enviado do meu iPad
Отправлено с iPad
從我的 iPad
傳送 发自我的 iPad
من جهاز الـ iPad الخاص بي
Envoyé du GROS Touch

 

Pour le dernier, c'est plus facile à trouver. Mais ça ne manque pas d'originalité.

Dans la même veine, la signature est parfois remplacée ou augmentée d'un avertissement sur la nature confidentielle et privée du message. Ça nous a par exemple permis de savoir que quelqu'un s'intéressait à l'accord des participes passés à Sydney (en Australie) et dans le lobby de l'aéroport d'Abou Dhabi. Plutôt cool !

N'hésitez jamais à utiliser Geronimo, notre standardiste, pour nous envoyer un petit message. Même un simple petit coucou. Ça lui fait et ça nous fait plaisir.

Publié le vendredi 14 mars 2014


J'accorde s'invite dans les écoles

Un des problèmes que nous avons rencontré dans la distribution de J'accorde en milieu scolaire tient à l'utilisation des achats intégrés pour débloquer les exercices. Ces achats intégrés (ou IAP pour in-app purchase) ne sont pas gérés par le configurateur Apple.

Le configurateur Apple est cet outil développé par Apple qui permet aux écoles de déployer et de contrôler le contenu de plusieurs iPads à partir d'un seul ordinateur. Il permet entre autres d'éviter de devoir acheter et installer individuellement sur chaque iPad de l'école une nouvelle app. Bref, un outil indispensable pour la santé mentale des responsables du parc de tablettes.

Or donc, le configurateur Apple ne gère pas les achats intégrés. Problème, donc ! Eh bien, plus maintenant ! Désormais, J'accorde se décline en petites bouchées : chaque contenu disponible sur l'application via IAP est désormais aussi distribué sur l'App Store en portions individuelles, chacune proposée au même prix que l'achat intégré.

Si vous êtes une école, vous pouvez donc acheter ces applications individuelles au lieu de télécharger l'application complète et les déployer via votre configurateur Apple. Chaque nouveau contenu ajouté à J'accorde à l'avenir sera désormais accompagné de sa version autonome. Bref, on aime les écoles et on tenait à ce qu'elles le sachent.

Cerise sur le gâteau, nous mettons pour un temps limité ces applications individuelles dans le programme d'achat de volume (volume purchase program ou VPP), ce qui signifie que tout achat de 20 copies ou plus donne droit à une ristourne de 50% sur le prix d'achat (applicable dans les pays où le programme existe, voir la liste et les conditions sur la page consacrée au VPP sur le site d'Apple).

Publié le vendredi 31 janvier 2014


La guerre des étoiles ou le pouvoir des utilisateurs

Bien sûr, en tant que développeur, je n'ai pas le droit de vous demander à vous, utilisateurs adorés, de donner à mon application une bonne note ou une critique favorable sur l'App Store. Celles-ci doivent procéder d'une démarche volontaire et non d'un appel du pied sans quoi cela n'aurait plus beaucoup de valeur. Et donc, je ne le ferai pas.

En revanche, ce que je peux faire, c'est essayer de vous expliquer comment fonctionne la mécanique des notes et des critiques d'utilisateur et à quel point vous disposez d'un poids et d'une responsabilité (le mot n'est pas trop fort) importants dans le succès et, dans une plus large mesure, dans la vie d'une application.

Pour commencer, il faut savoir que plus de la moitié des applications sont découvertes par une recherche. sur l'App Store. Les recommandations d'amis sont le deuxième facteur (mais assez loin derrière) puis viennent la publicité et le reste. Bien figurer dans les classements est donc crucial et peut rapidement devenir une obsession. Et pour bien figurer dans les classements, il n'y a pas 36 solutions : il faut des bons mots-clés, un taux de téléchargement soutenu (idéalement en croissance) et... des bonnes notes ! 

Cette dernière composante n'est pas la moins importante, d'autant qu'elle intervient à un deuxième niveau : quand vous passez en revue la liste des résultats d'une recherche. En général, votre oeil est attiré par l'icône, pimpante et pleine de couleurs vives. Ensuite, il évalue la première capture d'écran. Et puis, c'est souvent vers le nombre d'étoiles qu'il lorgne. Le jugement est sans appel : 4 ou 5 étoiles ? On va plus loin ! 3 étoiles ? Pas sûr, on hésite et souvent on passe. Moins de 3 ? Adios, amigo...

L'implacable logique des notes sur l'App Store - http://xkcd.com/1098/
L'implacable logique des notes sur l'App Store - http://xkcd.com/1098/

À supposer que vous ayez ouvert la fiche d'une application, vous allez sans doute lire en diagonale les premières lignes de sa description. Et si cela semble répondre en gros à vos attentes, vous filerez lire les avis que les autres utilisateurs ont laissés, question de renforcer ou corriger votre propre jugement. Et c'est souvent sans appel. Trop d'avis mitigés et le couperet tombe. Au contraire, un chapelet de louanges et l'affaire est dans le sac !

Vous le voyez donc, amis utilisateurs, votre pouvoir est grand, très grand. Mais ce n'est pas tout, les choses vont plus loin. Contrairement à un forum ou à sa page Facebook, le développeur n'a aucun moyen de supprimer ou modifier un avis qui ne lui est pas favorable, même pas indirectement. Il ne connaît pas et n'a aucune façon de contacter l'utilisateur qui juge son ouvrage. Seul Apple a ce pouvoir et c'est peu dire qu'il faut des circonstances exceptionnelles pour ne serait-ce qu'envisager de demander d'agir. Et c'est très bien comme ça car, sans ce système strict, les commentaires et les notes perdraient rapidement toute crédibilité.

Ok, ok... Vous avez pris la mesure de votre pouvoir. Mais où est la responsabilité là-dedans ? Elle est dans l'usage - bon ou mauvais - de la tribune offerte. Par exemple, infliger un zéro pointé à une app qu'on ne parvient pas à installer pour le plaisir d'évacuer sa rage fait du bien sur le coup mais n'est pas très utile, ni à vous qui n'avez pas plus votre app, ni au développeur qui, sans information ni possibilité de vous contacter, ne peut vous aider à trouver une solution (on en trouve une 99,99 % du temps quand on sait où chercher), ni aux autres utilisateurs qui passent peut-être à côté d'une bonne app. Bien sûr, si 40 commentaires rageurs pestent comme des plantages à répétition, c'est une autre affaire...

Au final, que faire ? Usez de votre pouvoir, notez et critiquez ! Quand vous utilisez une app et que vous la trouvez utile, prenez une seconde pour aller lui donner une note, honnête et pondérée. Vous aiderez l'ensemble de la communauté ce faisant. Et si quelque chose vous dérange ? Contactez directement le développeur, c'est souvent très facile à faire et vous serez la plupart du temps accueilli à bras ouverts. Car, après tout, quel intérêt ont les apps que nous fabriquons si elles ne vous rendent pas la vie meilleure ?

Publié le jeudi 25 juillet 2013


Le difficile métier de développeur indépendant

Peut-on vivre comme développeur indépendant d'applications ? La question mérite d'être posée. Elle l'est d'ailleurs régulièrement. Et elle n'est pas importante seulement pour les personnes concernées, l'utillisateur verrait son choix d'applications s'appauvrir considérablement si la communauté des indépendants devait disparaître.

Je suis tombé dernièrement sur quelques chiffres intéressants concernant l'économie des apps et je les partage par souci d'édification des masses laborieuses (dont je suis)...

En moyenne, un développeur gagne entre 1.200 et 3.900 $ US par mois. Il arrive parfois que certains engrangent plusieurs dizaines de milliers de dollars sur une seule app (on aime ça !), mais c'est l'exception et un développeur sur trois gagne 500 $ ou moins par mois. Autant dire qu'il est difficile d'en vivre dans ces conditions, à moins de multiplier les apps ou d'être très créatif dans sa façon de les monétiser. Dans les deux cas, c'est beaucoup de travail pour des revenus souvent modestes. App ou pas app, la vie d'indépendant reste une vie de funambule, toujours sur son fil, toujours en équilibre précaire.

Et combien coûte une app ? Encore une question fréquente ! Sur iOS (Apple), le coût moyen de développement d'une app est de 27.000 $ (avec, il est vrai, de grands écarts) tandis qu'il est de 22.500 $ sur Android. Si vous mettez votre app en vente à 2,99 $, vous devez en vendre 12.900 pour rentrer dans vos frais (Apple prend 30 %). Ça revient à en vendre 35 par jour pendant un an. Ça n'a l'air de rien mais ce n'est pas trivial quand la norme pour bien des utilisateurs est la gratuité et qu'il s'ajoute chaque mois environ 20.000 apps sur l'App Store. Il faut en moyenne deux ans pour rentrer dans ses frais pour une application développée pour iOS. La moitié des applications n'y arrive jamais.

Est-ce à dire que c'est peine perdue ? Pas forcément, mais il faut de la patience et une bonne dose de persévérance pour y parvenir (encore là, la vie d'indépendant reste la vie d'indépendant).

Publié le mardi 2 juillet 2013


Un mois de juin placé sous le signe de la nouveauté

Après un lancement en fanfare et un premier mois mené tambour battant, J'accorde a pris un petit coup de mou en mai. La faute a un agenda très chargé et au fait de devoir jongler avec de multiples obligations se battant pour les trop rares heures libres de nos journées. Pas toujours facile la vie d'artiste. Mais c'est aussi ça la beauté de la chose !

Et le travail a payé puisque juin va voir la concrétisation de plusieurs chantiers ayant avancé dans l'ombre.

À commencer par le site Internet qui fait peau neuve. Personnellement, je n'étais pas un fan fini du style visuel précédent, le genre dépouillé façon couloir d'hôpital. La mue est donc bienvenue. Elle n'est pas que visuelle puisqu'elle s'accompagne d'une réorganisation des sections, en particulier l'ajout de la liste des donateurs Indiegogo et des mentions de J'accorde dans les médias (onglet "à propos") ainsi que l'adjonction du présent blog où nous aimerions autant pouvoir partager l'actualité du projet que faire naître des conversations passionnantes avec des gens passionnés (et vice-versa). Vous êtes d'ailleurs cordialement invités à lancer des sujets via les commentaires (questions, liens vers un article thématique, autre...).

Les donateurs Indiegogo auront eux aussi l'occasion de se réjouir en juin puisque leurs cadeaux leur seront enfin livrés, avec un peu de retard et toutes nos excuses. Travailler avec des sous-traitants réserve toujours son lot de surprises et la création des cadeaux de  la campagne Indiegogo n'aura pas fait exception à la règle. Mais les choses sont cette fois bien avancées et le bout du tunnel est proche (à moins que ce ne soit le phare avant du train qui arrive...).

L'application n'est pas en reste côté mises à jour puisqu'au moment d'écrire ces lignes, une nouvelle version prend son mal en patience dans la file d'attente chez Apple. D'ici quelques jours, vous devriez la voir arriver sur l'App Store. Elle aussi inclut désormais la liste des donateurs Indiegogo. Et nous avons aussi ajouté deux cahiers d'exercices supplémentaires pour chacune des cinq catégories principales. Soit 200 participes de plus juste à temps pour les révisions de fin d'année. Plus aucune excuse pour couler ses participes passés ! Ils sont inclus dans l'achat intégré et donc seront automatiquement accessibles à ceux qui l'ont déjà acheté. Pour les autres, c'est un bon moment pour franchir le pas !

Mais cette mise à jour n'est qu'une mise-en-bouche pour la prochaine étape qui sera beaucoup plus conséquente puisque nous avons commencé à travailler sur l'ajout de nouveaux contenus. D'ici quelques mois, J'accorde ne sera plus simplement l'application pour dompter les participes passés. Les gugusses vous aideront à dompter d'autres difficultés du français... ou d'autres langues puisque nous testons l'idée de proposer d'autres langues. Affaire à suivre. Et si cela vous intéresse directement en tant qu'enseignant ou éducateur, nous vous invitons à nous contacter pour nous faire part de vos besoins ou de vos attentes. Prenez la parole, nous vous écoutons !

Bien qu'ayant subi un coup de frein bien involontaire des téléchargements du fait d'Apple (j'aurai l'occasion d'y revenir), J'accorde approche du seuil des 10.000 téléchargements. Franchirons-nous ce cap important avant les grandes vacances ? Cela ne devrait pas être impossible en cette période de révision de fin d'année scolaire. Nous allons travailler fort pour y parvenir et nous comptons sur vous pour nous y aider en diffusant l'information urbi et orbi.

Antoine

Publié le mercredi 1 mai 2013


J’accorde ?

J’accorde est un cahier d’exercices de français numérique et interactif. Vous pouvez l’utiliser avec votre classe, en tutorat ou à la maison avec votre enfant.

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